On parle souvent de préparation académique : réviser, s’entraîner, maîtriser les thèmes qui vous sont donnés. Pourtant, lors d’une épreuve académique, ce n’est pas toujours l’équipe la plus “forte sur papier” qui performe le mieux, mais celle qui se démarque par sa présentation et sa créativité.

Voici quelques conseils pour votre épreuve.


1. «Sortir de la boite»

Les juges s’attendent à certaines réponses et à certaines pistes lors de la résolution de leur épreuve. Ils sont souvent habitués aux mêmes raisonnements et aux mêmes solutions. Cela ne veut pas dire que les idées sont mauvaises, mais plutôt qu’elles sont prévisibles.

Sortir de la boîte, c’est oser proposer une approche différente. C’est être capable de se demander : « Et si on abordait la problématique autrement? ».

Dans une compétition académique, la créativité devient un réel atout lorsqu’elle est appuyée par une logique, des choix justifiés et surtout par une cohérence avec les consignes données au départ.

Il ne s’agit pas d’en faire trop, mais plutôt de faire preuve de jugement. Une idée simple, bien expliquée et assumée peut parfois avoir plus d’impact qu’une réponse complexe mais mal défendue.

En contexte de compétition, les juges valorisent autant la qualité de la réflexion que la solution finale. Montrer que vous avez réfléchi autrement, que vous avez pesé vos choix et que vous êtes capables de justifier votre démarche peut réellement faire la différence.

Sortir de la boîte, ce n’est pas prendre un risque inutile. C’est démontrer votre capacité à penser, à analyser et à innover… comme de futures personnes enseignantes.


2. Se préparer à l’imprévu (parce qu’il y en aura)

Dans une compétition académique, tout ne se déroule jamais exactement comme prévu ou comme vous avez pratiqué avant la compétition. Les consignes demanderont une autre forme d’interprétation, le temps sera limité et plusieurs décisions devront être prises rapidement. Peut-être même que des embûches supplémentaires cogneront à vos portes.

S’adapter c’est une compétence.


3. Clarifier les rôles de chaque personne

Dans une compétition académique, le temps est une ressource précieuse. Clarifier les rôles de chaque personne au sein de l’équipe permet d’éviter la perte de précieuses minutes, les répétitions inutiles et les moments de confusion.

Attribuer des rôles ne signifie pas d’enfermer chaque personne dans une case, mais plutôt donner une structure de départ. Savoir qui prend des notes, qui gère le temps, qui synthétise les idées ou qui s’occupe de la rédaction permettra de se mettre rapidement en action lors du moment venu.

Il est toutefois important de rester flexible. En cours d’épreuve, les conditions peuvent changer et les rôles aussi. Une bonne équipe sait s’adapter et ajuster les responsabilités selon la situation.


4. Développer l’esprit d’équipe

Dans une compétition académique, les connaissances individuelles sont importantes, mais la force de l’équipe l’est encore plus.

Développer l’esprit d’équipe commence par prendre le temps d’apprendre à se connaitre, de reformuler les idées des autres et de poser des questions. Chaque membre doit se sentir compétent et entendu!

L’esprit d’équipe, c’est aussi reconnaître que chacun arrive avec ses forces. Certains excellent dans l’analyse, d’autres dans la créativité, la rédaction ou dans la présentation. Apprendre à se compléter plutôt qu’à se comparer permet de mieux performer.

Un autre élément clé est la confiance. Se soutenir, s’encourager et reconnaître les efforts des autres contribue à créer un climat agréable.

Enfin, développer l’esprit d’équipe, c’est se rappeler que la compétition ne se vit pas seul. Peu importe le résultat final, l’expérience partagée, les apprentissages et les liens créés font partie intégrante de l’aventure.

Mon conseil pré-jeux? Allez prendre un café, vous amusez ensemble sans la pression de l’épreuve!


Bonne chance!